Mon élevage, ma philosophie
On ne se décide pas éleveur, on le devient. C’est dans les épreuves, les larmes et les désillusions qu’on se forge et qu’on prouve son attachement, son dévouement et sa passion pour une race.
Il ne faut pas croire que l’argent et la gloire sont des objectifs en élevage, seule l’humilité et le respect peuvent nous permettre de préserver voir sauvegarder une race comme la nôtre et il faut des années de travail pour pouvoir espérer améliorer un tant soit peu celle-ci.
Nous sommes un petit élevage familial avec une structure un peu … originale à ce jour. Nos chiens vivent près de nous et partagent notre maison. Répartis en deux parcs depuis le clash cette année, des deux caractères que sont Cajou et Djaé, ils vivent en petit groupe (Cajou/Cyrus/Coxie et Lyle/Dune/Djaé). Ils leur arrivent aussi régulièrement de se retrouver à 5, seules Cajou et Djaé n’appréciant pas la compagnie de l’autre. Les incompatibilités de caractère entre chows de même sexe ne sont pas des faits rares et je me disais même bénie jusque là d’avoir une telle entente entre mes chows. C’est une idée que je garde en tête et c’est une attention de tous les instants.
L’élevage de Zheng He, affixe obtenue en 2007, en est à ses balbutiements. Il a entrepris de constituer sa base de travail sur des lignées hollandaises (Royal Club) adoucit par les lignées américaines (Paramount) en ce qui concerne ses poils courts et sur des lignées danoises (Dian Shan) et françaises (des Narcisses du Donjon et Yang Tse Kiang) pour ses poils longs. La recherche d’un type de chow médium capable de courir, sauter, se balader et jouer sans gêne m’a guidé dans un premier temps, dans un second temps, le caractère a pris toute son importance.
Au fil du temps et de l’expérience, les objectifs évoluent, se précisent. Le poil court demeure mon coup de cœur. Aussi, pour faire face aux difficultés de reproduction de Cajou dont les causes restent encore obscures à ce jour mais ayant trouvé le type de chow à poils courts recherché avec elle, j’ai décidé de prendre une demie-sœur par le père de celle-ci, Dune. Dune est encore bien jeune, mais ce que je peux dire à l’heure actuelle c’est qu’elle a un point de plus par rapport à Cajou : un caractère adorable, pourvu que ça dure, les «crises d’adolescence » chez le chow peuvent facilement changer la donne.
Mes poils longs m’ont aussi donné mon lot de déceptions :
- Lyle qui est cryptorchide (absence de testicules descendues) m’a tout de même permis de nouer des liens d’amitié avec son éleveuse, une personne compétente et passionnée, Hanne FOGTMANN (« Dian Shan », Danemark) ;
- Cyrus qui m’a été confié par les soins d’un homme angélique, devenu un ami, José RIBELLES (« des Narcisses du Donjon », France) … Cyrus est tout comme son éleveur un ange, un caractère en or, une bonne ossature, une bonne taille, de belles allures … pas le chow parfait parce qu’il n’existe pas mais pour moi, il s’en approchait vraiment … malheureusement, ses résultats de hanches le vouaient à ne pas avoir de descendance. La faute à pas de chance, la dysplasie est une affection qui touchera toujours les chows comme les autres races de chiens. Toutefois, ce n’est pas parce qu’on ne peut pas totalement et définitivement l’éradiquer qu’il ne faut pas tout faire notamment par le dépistage et la sélection pour la réduire autant que faire se peut.
Aujourd’hui la base de travail se compose de :
- Cajou, parce que je n’ai pas dit mon dernier mot et comme il ne s’agit pas d’un problème de stérilité, j’espère encore pouvoir récupérer de sa descendance.
- - Coxie … un pedigree très intéressant … les champions français Blackbeard van Mansjoerije du côté du papa et Prince-Rouge de Berlaimont de l’autre …
Mes espoirs reposent aussi sur :
- Dune, importée d’Hollande de l’élevage du Royal Club appartenant à Madame Kitty BUURMAN, femelle avec une superbe couleur cannelle porteuse de bleu, avec un joli poil bien court, demi-sœur de Cajou, fille du champion international Paramount Stylish Smooth ;
- Et Djaé, importée du Danemark de l’élevage de Dian Shan appartenant à Hanne, femelle présentant une petite consanguinité très intéressante à mon goût sur le champion norvégien Pei Fang Norwegian Creme, noire à poils longs, porteuse de crème.
Un mâle nous fait défaut à ce jour, mais j’hésite encore à le faire venir de l’extérieur ou à attendre et espérer un joli loulou de chez moi. L’avenir nous dira ce qu’il en sera.
Ces nombreuses importations avaient pour but de ramener du sang neuf des types de chows qui me plaisent dans le but de pouvoir les marier avec des chows français de même type ou complémentaires.
Le préambule n’est pas encore clos … mais il me tarde d’écrire l’histoire de Zheng He.
Je ne pourrais finir cette présentation en omettant les personnes qui m’accompagnent sur le chemin semé d’embûches qu’est l’élevage de chows-chows, mes conseillères, amies et confidentes, Christelle CHAHINE (« Orikin's », France) et Bernice LEROY (« Ciao », Afrique du Sud) … je vous dois tant et plus encore, vous êtes à jamais gravées dans mon cœur. Il me tarde de pouvoir enfin œuvrer à vos côtés.
Mais aussi, tous les autres que je ne pourrais citer de façon exhaustive mais qui savent le plaisir que j’ai eu à les faire entrer dans ma vie …
Je pense que nous pouvons nous donner rendez-vous en 2011, l’année où je fêterai mes 10 ans auprès des chows-chows, en espérant que le préambule sera enfin fini.
Merci à mon Cœur, à mon âme, de nous supporter et nous soutenir au quotidien … tu es dans l’ombre mais bel et bien là et tout ça ne pourrait exister sans toi. Je t’aime Julie.
Chowchowphilement vôtre,
Melle Cindy AMOROSO.
Le 26 juillet 2009.